S’ORGANISER

La programmation d’une saison débute tôt, en général à la fin de la précédente! Il faut dire qu’une fois la récupération et la digestion des épreuves terminées, on a qu’une envie : recommencer. D’autant plus que dans mon cas, l’arbitrage doit s’y insérer. La commission régionale nous demande entre 4 et 8 missions et parfois des remplacements « au pied levé ». Il faut donc se ménager des « plans B ». Quand je réfléchis à l’organisation d’un triathlon, je pense lieu et format en fonction du jour et de l’heure du départ. Etre raisonnable, même si dans notre sport on nous traite de fous, est primordial. Faire 500 km dans les bouchons en pleine canicule pour un départ le lendemain à 09:00 n’est pas des meilleures augures pour réaliser une perf, mais parfois il est difficile de faire autrement. Pragmatisme et prudence doivent aussi cohabiter avec adaptabilité. « Si le triathlon ne va pas à toi, va au triathlon! ». Mais pas dans n’importe quelles conditions. Même si l’on veut s’améliorer, battre un record, viser un objectif, « gratter » le concurrent devant nous ou tout simplement devenir « FINISHER » et arborer fièrement le tee-shirt qui fait de nous « un champion du Monde », tout ça doit rester un loisir au sein même de la compétition, sans prises de risques inconsidérés. Bien sûr, je parle pour les amateurs que nous sommes. Préparation physique, diététique, matériel, entraînement, il faut mettre toutes les chances de notre côté. Penser à tout est quasiment impossible et le stress nous brouille parfois l’esprit, mais avoir trop que pas assez est important eu égard au temps passé lors de l’épreuve, tout est question de choix. Ne pas oublier que c’est un sport individuel sans assistance.

L’habitude de voyager, parfois dans de simples conditions, s’est vite appliquée dans le mode opératoire de mon installation; je vois certains triathlètes se présenter assez chargés à l’entrée du parc à vélo. Personnellement, je porte tout sur moi. Tri-fonction, coupe-vent, chaussures de running, puce à la cheville gauche, ceinture porte-dossard 3 points plus une épingle nourrice supplémentaire pouvant servir à percer les trous nécessaires à l’accroche du dossard et assurer un point d’attache qui pourrait lâcher, gels énergétiques prêts à être « dégainés », bandana sur la tête, casque attaché jugulaire ajustée, indispensables lunettes, vélo équipé : bidons en place, pompe, chambre à air de secours, mini ravito glissé dans la sacoche de cadre, serviette micro-fibre accrochée aux prolongateurs, chaussures enfourchées sur le bas du guidon, combinaison sur le dos manches nouées autour du cou telle une cape de Superman, je m’installe à mon emplacement. Repères avec maison, arbre, pancarte, poteau tout est bon pour perdre le moins de temps possible. Au pied du vélo, sur la moitié de la serviette, l’autre servant à m’essuyer les pieds, chaussures, casque dossard, lunettes, coupe-vent n’attendent que moi. Dernière vérification de la concordance du numéro d’engagé, dossard, tige de selle, bonnet, marquage épaule et jambe. Le speaker nous appelle, briefing, trop tard pour faire marche arrière, GO!

Jérôme

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